Chaque année, dès que les nuits fraîchissent dans le pays d'Aix, les appels pour des rats ou des souris dans les maisons se multiplient. Ce n'est pas un hasard : les rongeurs suivent la baisse des températures et remontent vers les habitations. Voici pourquoi ce phénomène est aussi régulier, comment le repérer tôt et s'en protéger.
Pourquoi les rongeurs cherchent refuge dès les premiers froids
Tant que l'été offre chaleur et nourriture en extérieur, les rongeurs restent dans les jardins, les champs, les haies ou les réseaux d'égouts. Dès que les températures baissent, deux besoins les poussent vers les habitations : la chaleur et la nourriture facile.
Le rat (souvent le surmulot) progresse en général depuis l'extérieur : jardin, compost, canalisations, garage. La souris, plus petite et plus opportuniste, peut se glisser par une ouverture large comme un crayon et s'installer directement dans les combles, les cloisons ou derrière un électroménager. Une maison bien isolée, avec de la nourriture accessible, est pour eux un abri idéal pour passer l'hiver.
Les signes qui doivent alerter
Une infestation de rongeurs est rarement visible dès le premier jour : ces animaux sont discrets et surtout actifs la nuit. Quelques indices permettent de la détecter avant qu'elle ne s'installe durablement :
- Des bruits de grattements ou de course le soir dans les cloisons, le plafond ou les combles
- Des crottes le long des plinthes, dans les placards de cuisine ou le garage
- Des emballages ou aliments rongés, une odeur d'urine persistante dans un placard fermé
- Des traces de graisse ou de passage sombres le long des murs, aux endroits fréquentés chaque nuit
- Des câbles électriques ou tuyaux rongés, souvent découverts trop tard
Voir un rongeur en plein jour n'est pas anodin : cela signifie généralement qu'ils sont déjà nombreux et que les cachettes habituelles sont saturées.
Rat ou souris : une différence qui compte
Les deux ne se traitent pas tout à fait de la même façon. Le rat (surmulot) mesure 20 à 25 cm hors queue, se déplace souvent depuis l'extérieur en suivant les canalisations et les gaines techniques, et laisse des crottes assez grosses en forme de fuseau. La souris est bien plus petite (7 à 9 cm), plus discrète, et s'installe volontiers à demeure dans les combles ou derrière une cloison, avec une reproduction beaucoup plus rapide. Une souris seule aperçue un soir peut, en quelques semaines, devenir une colonie de plusieurs dizaines d'individus si rien n'est fait.
Les risques d'une infestation qui s'installe
Au-delà de la gêne, la présence de rats ou de souris dans une maison n'est pas sans conséquence.
Un risque pour la santé
Les rongeurs peuvent transmettre des maladies par leurs urines et excréments, qui contaminent les surfaces, les réserves alimentaires et parfois l'eau. La leptospirose et la salmonellose figurent parmi les risques les plus connus liés à leur présence prolongée dans un logement.
Un risque électrique et matériel
Rats et souris rongent en continu pour user leurs incisives, qui poussent toute leur vie. Les gaines électriques sont une cible fréquente : un câble dénudé peut provoquer un court-circuit, voire un départ d'incendie. L'isolation des combles, le bois et les canalisations souffrent également de leur passage.
Prévenir avant que les rongeurs ne s'installent
La meilleure période pour agir est justement avant l'arrivée du froid, quand les rongeurs cherchent encore leur point d'entrée. Quelques gestes simples réduisent nettement le risque :
- Obturer les accès extérieurs : grilles anti-rongeurs sur les aérations, joints sous les portes, passages de canalisations et de câbles
- Éloigner le bois de chauffage et les tas de matériaux des murs de la maison
- Fermer hermétiquement poubelles et composteurs, ne pas laisser de nourriture pour animaux dehors la nuit
- Tailler la végétation touchant la façade, qui sert souvent de pont d'accès à la toiture
- Stocker les aliments secs (placards, garage, cave) dans des boîtes hermétiques
Si les rongeurs sont déjà là : la méthode professionnelle
Les pièges du commerce peuvent capturer quelques individus, mais ils ne traitent pas la cause : le ou les points d'entrée, ni l'ampleur réelle de la colonie. Une intervention professionnelle commence toujours par un diagnostic : repérage des accès, des zones de passage et du niveau d'infestation, avant la pose de postes d'appâtage sécurisés ou de pièges adaptés, avec un suivi jusqu'à disparition complète.
Le prix d'une dératisation se situe généralement entre 130 € et 300 €, selon la surface concernée et l'ampleur de l'infestation. Un diagnostic gratuit permet toujours d'obtenir un prix ferme avant toute intervention : voir notre prestation de dératisation.
Plus l'intervention est rapide, plus elle est simple et économique. Diagnostic gratuit et intervention 7j/7, y compris à Aix-en-Provence et Venelles — retrouvez toutes nos villes d'intervention.
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